Lettre ouverte au Conseil Municipal

 

Monsieur l'adjoint qui "en a marre qu'on parle d'inondations".

Grâce à vous tous, notre calvaire est interminable, après avoir passé 3 ans à réparer inlassablement mon habitation, à tenter de la protéger de votre immobilisme en dépensant plus d'argent pour ma seule habitation que vous pour mon quartier entier, après avoir mis mon activité en danger pour réaliser moi même ces travaux dantesque que je ne pouvais pas financer, après avoir découvert qui vous étiez réellement, après m'avoir poussé au combat citoyen que je mène contre vous : je viens aujourd'hui, à mon tour, d'être radié par mon assurance habitation. Pour tout cela : MERCI.

Aujourd'hui, parce que je mène ce combat, mon activité est exhangue, ma situation très compliquée... mais sachez que je mettrai tout ce que je suis à combattre ce que vous êtes.

J'ai demandé des documents pour assister à la réunion dite "technique", plutôt que de répondre à ma demande légitime : vous ne m'y avez pas invité. Vous êtes devenus une caricature, sachez que parfois nous en rions tant c'est affligeant de médiocrité. La vraie médiocrité, pas la "cybermédiocrité" que vous dénoncez dans le roman photo du "boss".

Je vous ai écrit cette lettre ouverte qui s'adresse à vous monsieur l'adjoint qui "en a marre", mais surtout à vos petits camarades du conseil municipal parce que, vous concernant, je ne suis pas convaincu qu'il y ait grand chose à faire.

 


Chers élus,

Vous avez du observer de l'animosité chez certains de vos voisins. Des bruits de couloirs m'ont appris que vous ne la compreniez pas.

Vous occupez une fonction politique alors, peut-être, par reflexe, pensez-vous que l'on vous en voudrait parce que vous n'êtes pas de notre "sensibilité" ?

Détrompez-vous !

Une figure locale du grand politisme posait cette question pertinente en 1998 dans les lignes d'Ozoir Magazine :

 

Avez-vous été élus pour cela ?

 

Vous avez associé votre image à une liste en 2014 afin d'assurer la victoire au groupe nommé Horizon auquel vous apparteniez désormais. Les citoyens ont cru en vous et ont voté pour cette liste, vous avez donc été élus. Puis, VOUS avez désigné l'un d'entre vous comme maire. Celui que vous appelleriez encore aujourd'hui : "le boss". Il me semblait pourtant qu'il était un élu, tout comme vous.

 

Civisme : Qu'est-ce que "les droits" ?

 

 

Imaginons que, du fait de mon mauvais caractère, j'ai envie de lancer un pavé au visage d'une personne qui viendrait nous expliquer qu'au lieu de nous plaindre d'être inondés : nous n'avions qu'à mieux choisir nos maisons. Présupposant implicitement sa supériorité intellectuelle du fait de ses choix immobiliers heureux.

Cet exemple est fictif bien sûr. Si un membre du comité de circonscription de Mr Ghozland se reconnaissait, ce ne serait que pure coïndicence.

Imaginons qu'un autre nous mente sur les constructions dans le ru, l'état des canalisations, ou qu'on nous cache la liaison inter-forêts, le tout ayant pour conséquence : la destruction de dizaines d'habitations. Imaginions qu'au bout de ma rue une motopompe ait pris feu en pleine inondation et qu'on ne la remplaçait pas... on aurait pu... si celle achetée par la commune, qui aurait du servir à cet effet, ne servait un interêt privé, copain d'un élu ! Imaginez si c'était vrai ce serait agaçant n'est-ce pas ?!

Quoiqu'il en soit, dans cette histoire, je ne lancerai pas le pavé. Savez-vous pourquoi ? Parce que je n'en ai pas le droit et c'est inconditionnel... tant mieux pour ces personnages fictifs n'est-ce pas ?

De même, si je demande à obtenir des documents,  parce que c'est mon droit, je DOIS les obtenir, inconditionnellement ! Que cela plaise ou non.

En général ça fonctionne pas trop mal "l'état de droit", sauf quand la personne qui conserve les documents vous permettant de défendre vos droits :

- se fait appeler "le boss"

- met un "M" majuscule à "maire" comme on met un "D" à "Dieu"

- verrait un risque pour son intérêt personnel  à communiquer les documents pourtant publics

Voilà donc comment un homme dont le mandat l'engage à défendre le droit : le dénie.

Mon souci vis à vis de vous, c'est que la personne dont il est question : c'est VOUS qui l'avez mise là !

Il est évident que celui que vous avez choisi a fait des erreurs aux conséquences GRAVISSIMES pour de nombreux Ozoiriens ! On fait tous des erreurs, mais lorsqu'elles sont enrobées de mensonges et que leur conséquence est un calvaire pour les gens, on devient moins compréhensifs ! Alors pour nous il est devenu très important que nous ayons accès à ces documents, que ça lui plaise ou non.

Mais comme je vous l'ai dit avant : je n'ai pas à m'en justifier en fait... souvenez vous : c'est mon droit INCONDITIONNEL.

En septembre dernier il y eut un conseil municipal où une dizaine de vos collègues, conseillers et adjoints, démissionnèrent. Je me suis entretenu avec certains d'entre eux, et bien que je ne puisse pas l'affirmer pour tous, il est évident que quelques-uns portent la honte que j'évoque dans cette lettre. Vous pouvez leur prêter des intentions politiques, il n'en reste pas moins la honte et l'esprit de revanche d'avoir eu leurs noms associés à pareille entreprise.

Au lendemain de ce conseil, il y avait une réunion de sinistrés. Vous êtes venu y assister au premier rang, voire même sur scène, pour montrer que vous étiez le dernier rempart du château en ruines... Lorsque je demandais pourquoi pas un seul document ne nous avait été fourni en deux ans et que votre "boss" a répondu : "on ne va quand même pas tout vous donner" : vous êtes resté là... silencieux, immobiles, inutiles. Vous auriez du bondir ! Mais non... vous étiez là pour affirmer votre fidélité pour lui... nos droits resteront secondaires !

L'un d'entre vous a même eu l'audace, de venir me féliciter publiquement en sortant de cette réunion pour la vidéo que j'avais réalisé quelques jours avant, vidéo qui avait pour but de dénoncer vos mensonges... sur quelle planète vivez vous ?

Vous n'avez pas honte ?

VOUS NOUS FAITES HONTE !

C'est fou comme sentiment je vous jure, il n'y a pas un an... je n'avais aucune idée ni de vos noms ni de vos visages... comme bon nombre de mes voisins je n'avais pas d'avis sur vous... pourtant j'avais déjà été sinistré par deux fois.

Il a juste fallu que je m'intéresse un peu à ce qui se passe dans ma ville pour en être aussitôt écoeuré ! Je ne m'étais pas trop intéressé à la politique de ma ville avant, parce que je savais que le législateur avait prévu des contre-pouvoirs... Mais visiblement le législateur n'avais pas envisagé que les gens qui l'incarnent aient votre civisme.

Le civisme vous savez ce que c'est ?

 

Civisme : Pourquoi a-t-on des droits ?

 

Tout simplement, parce que dans l'histoire de France (c'est le territoire qui est autour d'Ozoir) des millions de gens ont donné leur vie, de gré ou de force pour qu'on ait ces droits...

Des millions de sacrifiés pour la France ont permis ces droits.

Je pense à la somme des courages et des souffrances que cela représente.

Vous aussi vous devriez y penser quand, chaque année, vous venez parader devant le gros caillou gravé. Vous savez ? Celui qui apparait en première page du Ozoir Mag 113 et devant lequel Mr Ghozland a fait de nombreux discours lors des cérémonies en hommage de ceux pour qui nous sommes tant redevables.... "le boss" étant souvent "excusé" pour ce genre de moments solennels. Et oui... moi j'y vais à ces commémorations, j'ai bien vu.

Je vais peut-être vous apprendre un truc : Ce qui est écrit sur le gros caillou n'est pas le nom de ses sculpteurs mais une somme de courages et de souffrances indicibles.

Rassurez-vous : Je ne vous demande pas, à vous, le genre de courage que l'on grave sur de tels monuments !

Pour un courage si banal que personne s'en souvient : "le boss" s'est fait remettre la Légion d'Honneur. Pour le modeste courage qu'on attend de vous, vous devriez largement pouvoir prétendre à cette même distinction.

 

Gilets Jaunes dehors :

 

Imaginez ce que je ressens quand je vois certains d'entre vous aller "défendre" leurs droits dans des cortèges de gilets jaunes à Paris quand d'autres "likent" ou commentent béatement ces actions .. alors même que nous nous battons pour nos droits déniés par VOUS !

C'est dingue, juste dingue de voir des gens se battre à Paris contre ... ce qu'ils sont à Ozoir. C'en est presque comique... presque !

Vous vous "battez" pour votre pouvoir d'achat à Paris ... puis déployez des trésors d'imagination pour ne pas parler des augmentations d'impôts ici... c'est presque drôle... presque !

 

Solidaires de tout ... même du pire :

 

Ne me dites pas que vous n'êtes pas au courant d'un certain nombre de faits qui se sont passés à Ozoir et qui n'auraient JAMAIS DU SE PRODUIRE... et pour lesquels vous faites mine d'ignorer la responsabilité qui est la vôtre ? Les citoyens en savent beaucoup ! BEAUCOUP TROP !

Votre nom est associé à tout cela !!! Vous le comprenez ? Vous êtes solidaires ! Même du pire !

Ne me dites pas que toutes les histoires sont fausses dans ce livre édité en 2008 puisque j'ai moi même rencontré des vicitmes de ces turpitudes ! Combien y en aurait-il à ajouter aujourd'hui ???

Je vais prendre un exemple qui est bien documenté et encore d'actualité :

Je ne connais pas Mr Lebreton d'avantage que je ne vous connais vous, mais l'argent public doit-il être dépensé pour nuire à sa vie privée ? Avez-vous été élus pour cela ?

C'est bien VOUS qui avez donné pouvoir au "boss" pour qu'il préempte son agence ORPI, en prétextant vouloir y établir "la maison de la jeunesse"... à côté d'un bar tabac !

Préemption pourtant impossible s'agissant d'un local commercial occupé !!! Mais pour y arriver vous avez prétendu que ce local commercial était vide !!!

Aucun Ozoirien ne l'a jamais vu vide ! Il est sous vos yeux ! Face à la mairie ! Tout le monde sait que c'est bidon !

A l'instant où je vous parle, nous payons des avocats avec nos impôts pour pourrir la vie d'un citoyen que vous trouvez gênant et qui aura fatalement gain de cause tant tout cela est grotesque !

A qui le tour ? A quand mon tour ? Et sous quelle forme ?

VOUS N'AVEZ PAS HONTE ? VOUS DEVRIEZ !!!

Alors voyez : Pas la peine de me lancer des regards noirs en réunion publique, de me filmer ou faire semblant, de faire pression sur des commerçants pour qu'ils ne nous fréquentent pas ou de venir chaleureusement me serrer la main comme pour dire "je suis sympa au fond" : Je ne cherche pas de copains et je ne vous autorise pas à négocier mes droits pour quelque raison que ce soit ! 500€ ou l'emploi d'un parent entre autres !

Je ne suis ni votre ennemi, ni votre ami. Je veux juste que vous respectiez votre mandat, à défaut de votre honneur. Je vous demande de faire votre boulot  : Sinon allez vous en !

Voilà donc pourquoi des citoyens d'Ozoir, sans arrière pensée politique, vous combattent ! Vous représentez la négation du civisme... c'est tout... et c'est très grave.

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Commentaires (1)

  • Bravo Sylvain, ça c'est de la lettre ouverte ! Et l'expression "figure locale du grand politisme" devrait faire florès

    mar 01, 2019

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