Joyeux anniversaire le pluviomètre !

Il y un an, jour pour jour, 19 mois après la première inondation de 2016 (et 4 mois après la seconde), nous étions convié à une réunion d'information présentée par le directeur technique, fraichement arrivé.

Cette réunion, nous l'attendions depuis longtemps... en effet après la réunion d'aout 2016 consécutive à la première inondation où l'on nous expliqua qu'il n'y avait pas "de grandes choses à faire" mais "plein de petites choses par ci par là", nous avait été annoncé que nous nous retrouverions en décembre pour faire le point...

Ils n'avaient pas précisé quel "décembre"... bêtement nous pensions à "décembre prochain"... non il a fallu attendre décembre de l'année d'après (et une inondation de plus), pour qu'on fasse le point sur toutes ces "petites choses" qui allaient améliorer la situation.

Le premier constat fut que, de toutes ces "petites choses", ils n'en avaient fait aucune ! Mais ils avaient désormais une liste à nous soumettre. Ils avaient bien bossé en 19 mois ! Pour lutter contre un problème connu de 40 ans et pour lequel des solutions furent déjà évoquées depuis des décennies (mais qui seraient plus de l'ordre des "grandes choses"... nous l'apprendrons plus tard... et y reviendrons en temps opportun).

En voici la liste exhaustive tirée de la présentation powerpoint (en pièce jointe) :

"Installation d'une station pluviométrique à Ozoir-La-Ferrière pour disposer de relevés d'informations précises quand au volume des précipitations sur notre territoire"

Un pluviomètre ! Quelle idée de génie ! Avec 20 millions de pluviomètres on pourrait peut-être mettre toute l'eau dedans ?!

"Poursuite de la mise en conformité des branchements et réseaux du domaine privé"

Pour éviter que les eaux usées aillent dans la pluviale et inversement il faut qu'il y ait des contrôles... ce qu'il y a depuis toujours. Et ces contrôles sont juste la normale, d'ailleurs on les "poursuit" à Ozoir, comme dans toutes les villes de France. Si cela peut avoir une incidence sur les inondations dans les habitations subissant un refoulement d'eaux usées, ces contrôles n'en découlent pas.

"Nettoyage, curage et mise en valeur paysagère du ru de la Ménagerie"

Il s'agit là encore du MINIMUM ! C'est l'objet de l'existence du SIAR (désormais SYMBAR) le syndicat s'occupant du ru depuis des décennies !

"Etude pour le remplacement des canalisations EU/EP Avenue Edouard GOURDON"

On n'en entendra plus jamais reparler.

"Etude pour la création de nouveaux bassins de rétention des eaux de pluie."

Rien de bien sérieux. Aucun chiffre quand à leur volume ne sera jamais donné mais il ne dépasserait pas les 500m3. Soit le volume du fossé qui a été fait dans le bois Félix Eboué en 2018, dont le directeur technique a publiquement reconnu en septembre dernier qu'il ne fallait plus évoquer cette contenance insignifiante par rapport au problème (...ils en reparleront quand même dans le dernier Ozoir Mag, numéro 113 p20, en pièce jointe).

"Mise en place des systèmes de récupération des eaux de pluies ou incitation des habitants à le faire..."

Ils proposaient que vous achetiez des récupérateurs et les mettiez chez vous. Ils oubliaient de vous dire qu'il aurait fallu que vous les vidiez avant chaque pluie pour espérer qu'on puisse envisager d'en déterminer un début d'utilité (et pas tous en même temps pour éviter de saturer les réseaux).

"Dès 2016, actualisation des schémas directeur Eaux Usées / Eaux Pluviales et eau potable..."

Donc là on vous explique qu'il faut analyser le réseau, que cela va prendre des années, pour prendre en compte un phénomène connu depuis 40 ans. On vous explique que c'est un préalable à tout le reste... et l'histoire montrera qu'ils seront finalement capable de projeter des travaux sans attendre les résultats... il faut dire que des études :  il y en a déjà eu par le passé et dont les conclusions sont sans appel... mais chut, vous n'êtes qu'un citoyen sans droits, cela vous dépasse.

"Négociation avec l'ONF et les services de l'Etat pour aménager des systèmes de rétention des les forêts d'Armainvilliers et du Bois Prieur"

La "négociation" en question donnera lieu à la création du merlon dans le bois prieur... sans demander l'autorisation de l'ONF dans les circonstances pitoyables que l'on connait désormais.

Quant à celui de la forêt d'Armainvilliers, il s'agit de la deuxième tranche d'un projet global abandonné il y a des années pour d'obscures raisons. La première tranche seule nous sera présentée comme un bon début dont on devrait se contenter, le SYAGE dans un rapport dira que, sans la deuxième tranche de travaux, cela ne sert quasiment à rien.

A la réunion qui a eu lieu fin septembre 2018, quand on nous annoncera fièrement qu'ils sont en train de relancer le projet, je m'étonnerai verbalement qu'ils ne l'aient pas déjà fait en 2016 (puisqu'il qu'ils nous en parlent depuis ce jour),le Maire me répondra, sans gène : "le passé c'est le passé, l'important c'est qu'on le fasse maintenant".

 

Conclusion :

Toutes ces "idées" n'avanceront pas d'un iota entre la réunion de décembre 2017 et le Ozoir Magazine sorti en mai 2018 (numéro 111 en pièce jointe), soit six mois plus tard, qui évoquera ces points page 25... en un copier coller du powerpoint de décembre.

Donc entre juin 2016 et mai 2018 : RIEN. Et curieusement ils se demandent pourquoi on est tout chafouin.

Quelques jours après la sortie de ce OM 111, nous subirons la pire inondation, la troisième en deux ans. Nous chercherons donc à en savoir plus... mais malheureusement notre Maire, nous déniera le droit élémentaire à l'information comme si nous étions ses sujets, avec le silence de tous ces conseillers municipaux et adjoints, spectateurs mutiques de ce pitoyable spectacle.

Mal joué, nous ne protégeons pas une doctrine : mais nos maisons, nos vies et celles de nos enfants ! On ne va pas en rester là.

A ce jour le pluviomètre n'a, à ma connaissance, pas encore été acheté.. alors joyeux anniversaire à l'idée du pluviomètre du moins !

 

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Commentaires (1)

  • anon

    Bonsoir, 

    Je soutiens la cause des personnes  inondées même si je ne suis pas impacté par ces conséquences. 

    C'est un vrai calvaire de refaire à nouveau au bout de trois inondations les murs, intérieur et beaucoup d'autres choses autour du bien fondé de leurs vies. 

    Il faut absolument de toute urgence faire les choses qui seront adaptées pour eux et redonner la raison de vivre à ces personnes qui le méritent autant que nous.

    Big love à eux ! 

    déc 09, 2018

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